Coller du parquet: NF DTU 51.2 et jeu de 5 à 8 mm

Coller un parquet ne se décide qu’après contrôle du support et de l’ambiance du local selon le NF DTU 51.2. Le jeu périphérique, de l’ordre de 5 à 8 mm au moment de la pose, avec des seuils d’humidité du support à respecter avant d’ouvrir la colle.

Source : NF DTU 51.2, prescriptions relayées par l’association NF Parquet, avec compléments techniques de pose citant le CSTB et le FCBA.

Chiffres clés :

Paramètre technique Valeur limite / Prescription normalisée
Humidité support béton / chape ciment <= 3,0 % (mesuré à la bombe à carbure)
Humidité chape fluide anhydrite <= 0,5 % (sur toute l’épaisseur)
Planéité du support <= 5 mm sous règle de 2 m et <= 2 mm sous réglet de 0,20 m
Jeu périphérique de dilatation De l’ordre de 5 à 8 mm
Hygrométrie ambiante du local Comprise entre 40 % et 60 %
Température minimale du local 15 °C minimum

Comment respecter les exigences du NF DTU 51.2 pour coller son parquet ?

Le NF DTU 51.2 fixe d’abord des conditions de support, de climat intérieur et de dilatation. La révision relayée par NF Parquet en mars 2023 remplace la version de mai 2020 et intègre aussi les prescriptions applicables aux parquets massifs et contrecollés sur sols chauffants et sols chauffants rafraîchissants.

Le local doit être sec, le support contrôlé et la pose réalisée avec une réserve périphérique continue.

Quels sont les taux d’humidité admissibles pour le support ?

Le support n’entre pas dans la même catégorie selon sa nature. Le béton et la chape ciment se vérifient par mesure au carbure avec prélèvement en profondeur, tandis que la chape fluide anhydrite se juge sur toute son épaisseur. Cette distinction change le seuil admissible et, en pratique, décide si la pose peut démarrer ou non.

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Le NF DTU 51.2 vise aussi le gros œuvre, les enduits et les raccords, dont le taux d’humidité maximal avant pose est limité à 5 %. Un support peut paraître sec en surface alors que l’environnement du chantier ne l’est pas encore.

Quel jeu périphérique de dilatation faut-il prévoir ?

Le bois a besoin d’une marge continue en bord de pièce. Le NF DTU 51.2 demande un jeu périphérique au moment de la mise en œuvre, avec une exception pour les lamelles posées sur chant. Cette réserve doit longer murs, huisseries et points fixes, sans zone refermée par un collage trop près de la paroi.

Un devis qui mentionne un joint périphérique un peu plus large n’est donc pas forcément incohérent. La borne normative donne un ordre de grandeur minimal à respecter pendant la pose. Tant que le parquet n’est pas bloqué contre les rives, la logique de dilatation reste conforme à l’esprit de la règle.

Artisan vérifiant la planéité d'une chape de béton avec une règle métallique avant de coller du parquet

Quelles sont les conditions de préparation du support et du chantier ?

Un parquet collé se pose sur un support plat, sec et dans une ambiance stable. Le local visé par le NF DTU 51.2 est un local sec, avec une humidité relative moyenne comprise dans une plage définie et une température minimale à maintenir pendant l’intervention, avec ventilation des locaux.

Comment contrôler la planéité et l’état du sol ?

La planéité se contrôle avec deux repères complémentaires, l’un sous une règle de grande longueur et l’autre sous un réglet court. Les défauts qui passent au premier contrôle peuvent ressortir au second. C’est ce double regard qui évite de coller un parquet sur un sol globalement acceptable mais localement creusé ou bombé.

Le support doit aussi avoir terminé son séchage. Un temps indicatif de chape d’une semaine et demie par centimètre en période sèche, majoré de 50 % en période humide, est rappelé par la littérature technique de pose. Un chantier récent n’est pas automatiquement prêt.

Après la pose, la protection du parquet ne se fait pas avec un film polyéthylène. Le NF DTU 51.2, au paragraphe 2.12 cité dans les guides techniques, le proscrit car il crée un effet de serre. Un parquet fraîchement collé ne doit donc pas être enfermé sous une bâche plastique étanche.

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Quelles sont les conditions de température et d’hygrométrie ?

Le climat intérieur compte autant que la colle. L’ambiance visée pour les locaux secs est une humidité relative moyenne comprise entre 40 % et 60 %, et la pose exige une température minimale de 15 °C. Un guide de pose consacré au parquet collé situe l’ambiance de travail, pièce et sol, dans une fourchette allant jusqu’à 25 °C.

Le local doit être stabilisé avant l’arrivée des lames. Une pièce trop froide, trop humide ou mal ventilée peut rendre la pose prématurée, même avec un support dont la surface semble prête.

Les erreurs qui provoquent soulèvement, déformation ou refus de pose

Les désordres de pose collée ne viennent pas d’un seul oubli. Ils apparaissent quand une prescription du NF DTU 51.2 est traitée comme un détail alors qu’elle commande la suite du chantier.

  • Certains collent sur une dalle ou une chape simplement jugée sèche à l’œil. Le résultat visible peut être un parquet qui travaille après coup, des joints qui marquent ou un collage mis en défaut. La bonne correction consiste à mesurer l’humidité du support avec la méthode adaptée à sa nature avant toute mise en œuvre.
  • D’autres serrent les lames contre les murs, les huisseries ou les points fixes. Le symptôme arrive plus tard, sous forme de mise en tension, de poussée en rive ou de déformation localisée. Il faut conserver une réserve périphérique continue sur tout le pourtour au moment de la pose.
  • Un sol irrégulier est parfois laissé tel quel parce que le collage semble pouvoir rattraper les défauts. Le parquet épouse alors les bosses, les creux se sentent sous le pied et l’adhérence n’est plus homogène. La correction passe par le contrôle de planéité avant collage, pas par une surépaisseur de colle au dernier moment.
  • Sur plancher chauffant, le chauffage est parfois coupé trop tard ou relancé trop vite après la pose. Le symptôme n’est pas immédiat, mais le bois et le collage subissent une contrainte thermique évitable. Il faut suivre le calendrier de mise en température, d’arrêt avant intervention puis de reprise progressive après la mise en œuvre.
  • La protection de chantier est parfois faite avec un film polyéthylène posé directement sur le parquet neuf. L’effet produit est un enfermement de l’humidité sous une couche étanche. Il faut employer une protection compatible avec la respiration normale du parquet, sans créer d’effet de serre.
Technicien contrôlant les réglages d'un plancher chauffant avant de procéder à la pose collée du parquet

Comment procéder à la pose collée sur un plancher chauffant ?

Le plancher chauffant impose un calendrier précis avant et après la pose collée. Le NF DTU 51.2, tel que relayé par NF Parquet, intègre ces prescriptions pour les parquets massifs et contrecollés, y compris sur sols chauffants rafraîchissants.

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Quel protocole de mise en température respecter ?

Le chauffage doit être maintenu au moins 3 semaines avant la pose. Ce délai sert à placer le support dans son régime normal de fonctionnement avant les mesures et avant l’encollage. Un plancher chauffant récent ou remis en service trop tard n’offre pas la même stabilité qu’un support déjà cyclé.

Après la mise en œuvre, la remise en chauffe ne se fait pas immédiatement. Les guides techniques citant le NF DTU 51.2 indiquent une remise en route progressive une semaine après la pose. La progressivité fait partie de la méthode, au même titre que le contrôle préalable du support.

Quelles sont les règles d’arrêt du chauffage avant la pose ?

Le chauffage doit être arrêté au moins 48 heures avant l’intervention. Ce temps d’arrêt évite de coller sur un support encore influencé par une chauffe active. Il protège la stabilité du support au moment le plus sensible, celui où la colle et le bois doivent prendre leur place définitive.

Un parquet collé se rate surtout avant la première lame, quand le support n’est pas assez sec ou quand le pourtour de la pièce n’a pas gardé sa liberté de mouvement.

FAQ sur les cas particuliers de la pose collée

Un artisan prévoit un joint périphérique de 8 à 10 mm, est-ce incompatible avec le NF DTU 51.2 ?

Le NF DTU 51.2 fixe un jeu périphérique de l’ordre de 5 à 8 mm au moment de la pose. Un joint annoncé un peu au-dessus de cette valeur n’est pas, à lui seul, la preuve d’une erreur. Le point décisif reste l’absence de blocage du parquet contre les rives et les points fixes.

Peut-on poser si la chape a séché depuis le délai théorique annoncé par le maçon ?

Le délai de séchage de la chape sert de repère de calendrier, pas de feu vert automatique. Même après le temps indicatif, la pose collée doit attendre tant que la mesure d’humidité du support n’a pas confirmé la conformité du sol.

Les lamelles posées sur chant doivent-elles garder le même jeu en périphérie ?

Le NF DTU 51.2 prévoit une exception pour les lamelles posées sur chant. Cette exception ne supprime pas les autres exigences de support, de climat du local et de stabilité du chantier.

Peut-on couvrir le parquet neuf avec une bâche plastique pour laisser passer les autres corps d’état ?

Le film polyéthylène est proscrit après la pose parce qu’il crée un effet de serre. Une protection de chantier doit donc éviter ce matériau lorsqu’elle recouvre directement le parquet fraîchement mis en œuvre.

Un plancher chauffant empêche-t-il de coller un parquet massif ou contrecollé ?

Le plancher chauffant n’interdit pas la pose collée dans le champ du NF DTU 51.2. La compatibilité dépend du respect du protocole de mise en température, de l’arrêt avant pose et de la remise en chauffe progressive après intervention.

Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif. Pour tout projet de travaux, consultez un professionnel qualifié qui pourra évaluer votre situation spécifique selon les normes en vigueur.

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